| UNE
VACHE POUR LE SRI LANKA
Project pour
l'amélioration des conditions de vie à Pallepola.
| Présentation
du projet
|
Qui
fait quoi ?
|
Cours
du projet
|
 
Nous
nous occupons actuellement d’un projet de vaches laitières
pour les 75 familles les plus pauvres de Pallepola. Leurs enfants
sont à l’école que nous sponsorisons. L’objectif
de ce projet est d’aboutir en 2 ans (2009– 2010) à
:
- une
formation donnée par le Ministère de l’Agriculture
(Office vétérinaire)
-
l’achat de 150 vaches laitières (2 par famille) pour
que les familles puissent acquérir un revenu complémentaire
grâce à la vente du lait et de la vente des veaux
-
le développement de la gestion locale, au cours et surtout
près ces deux années du projet : l’achat en
commun des aliments pour le bétail, les soins pour les
animaux, le renforcement de l’autonomie locale des bénéficiaires
du projet,…
Il va de soi
que nous continuons en même temps à soutenir l’école.
haut
Présentation
du projet "Une vache pour le Sri Lanka"
Le revenu principal
de la population de Pallepola provient de l’agriculture
ou du travail comme journalier. Il n’y a pas de systèmes
d’irrigation pour l’agriculture et la population dépend
donc de la pluie. Le revenu est faible pour les raisons suivantes
:
- la diminution de la superficie de terre cultivable
- un modèle de pluie irrégulier
- le manque de semences avec un rendement élevé
et une bonne résistance contre la sécheresse
Le revenu
annuel s’élève à moins de 1000 USD
(environ 850 Euro). Les conséquences : un niveau de vie
très bas pour les parents des élèves, de
la malnutrition et des maladies chroniques chez certains écoliers.

un living, une chambre à coucher et une cuisine
Pour remédier à cette situation il est essentiel
de développer un programme qui améliore le niveau
du revenu de ces gens dans la durée. Les parents et les
professeurs de l’école de Pallepola se sont réunis
avec les représentants du Ministère de l’Agriculture.
De façon unanime, le groupe a décidé de nous
proposer un programme de développement sur base d’un
projet de vaches laitières.
75 familles
envoient leurs enfants à l’école de Pallepola.
Ce groupe de 75 familles (= les parents + les enfants + les parents
proches) est le bénéficiaire du projet.
Le magasin du village de Pallepola
Le projet de vaches laitières comporte un volet
théorique sous la forme d’une formation
dispensée par le Veterinary Office (Ministère de
l’Agriculture), un volet pratique de préparation
du projet et intègre finalement les soins et la gestion
du bétail.
La
préparation théorique
Les parents
suivent une formation de deux jours au sujet de la gestion des
vaches laitières, organisée par le Ministère.
Les sujets suivants sont pris en considération pendant
la formation :
- la gestion
de bétail
- la construction
d’une étable
- la culture
et la fertilisation du pré
- la reproduction
des animaux par insémination artificielle
- la gestion
des veaux
- la production
de lait
Chaque famille
doit déléguer un membre de la famille pour suivre
la formation. Les 75 participants seront divisés en 3 groupes
de 25 agriculteurs et chaque groupe suit 2 jours de formation.
La préparation pratique
Pour les animaux,
une étable doit être bâtie avec du matériel
disponible localement. Chaque famille recevra une quantité
de semences d’une variété améliorée
pour la mise en place d’un pré. Les familles doivent
semer ces graines et entretenir le pré avec l’eau
récupérée en cuisine, l’eau récupérée
par l’entretien des étables et le fumier.
Quand la préparation
du pré est terminée et contrôlée, chaque
famille reçoit 2 vaches laitières d’une race
croisée.
Gestion des vaches
Les familles
doivent gérer leurs vaches sous la supervision d’un
instructeur (Livestock Development Instructor) du ministère.
Elevage
des vaches
Le programme
prévoit d’élever les animaux par insémination
artificielle, réalisée par le Ministère.
Les frais liés à cette insémination seront
portés par les familles, l’intervention du vétérinaire
est payée par le ministère.
Résultat
attendu du projet
Une vache
produit entre 4 à 5 litres de lait par jour, donc une production
journalière totale de 8 à 10 litres pour deux vaches
est attendue. Les familles conservent 1 à 2 litres pour
leur consommation personnelle. Le restant est vendu aux autres
villageois et/ou à des collecteurs de lait (Milco company,
Milk co-op, Nestlé,…).
Les veaux peuvent être vendus.
haut
Coûts
et rendement du projet
Coûts
Programme
de formation : 3 formations de 2 jours pour 25 personnes, données
par un instructeur du Ministère de l’Agriculture.
Coût total : 211 Euro.
Achat des vaches : une vache coûte 245 Euro. Achat total
: 75 x 2 vaches = 36.750 Euro.
Participation
totale de Sri Lanka dans notre cœur : 36.961 Euro.
Participation
locale :
- population : insémination articifielle, achat des semences
et de l’alimentation pour le bétail, assurance
pour les vaches
- Ministère : intervention gratuite du vétérinaire
(lors de maladies, de l’insémination,…)
Rendement annuel attendu
Points de
départ :
- production laitière moyenne / famille / jour : 8 à
10 litres
- prix de vente du lait : 0,18 Euro par litre
Production
annuelle de lait : 8 litres x 360 jours x 75 familles = 216.000
litres
Prix de vente : 216.000 litres x 0,18 Euro : 38.880 Euro.
Prix de
vente des veaux : 75 veaux x 61 Euro : 4.575Euro
Revenu total
de la communauté : 43.455 Euro
Ce calcul
présume que les vaches donnent immédiatement du
lait et peuvent être inséminées immédiatement.
Pendant la phase de démarrage il n’y aura probablement
pas ou peu de revenus. Le calcul présente le rendement
annuel une fois que tout est en place.
Coûts - bénéfices
Coût
total pour Sri Lanka dans notre cœur : 36.691 Euro
Rendement total : 43.455 Euro
Revenu complémentaire
par famille (duquel doit être payé les frais éventuels
de construction de l’étable, d’achat de semences,
d’insémination artificielle) : 580 Euro en plus
du revenu annuel actuel de 850 Euro.
Une approche phasée sur 2 ans
Pour notre
organisation la collecte d’environ 37.000 Euro est une grande
mission.
Nous voulons continuer à aider l’école et
démarrons en même temps ce projet pour la communauté.
En accord
avec le comité local pilotant le projet nous avons convenu
de réaliser ce projet en deux ans :
- 2009 : formation, construction des étables, mise en pré
de la terre, achat d’une première vache par famille
- 2010 : achat de la deuxième vache, renforcement de l’autonomie,
gestion indépendante
haut
Pourquoi
des vaches laitières ?
Le Sri Lanka
importe chaque année d’énormes quantités
de lait en poudre.
Le gouvernement et le ministère de l’agriculture
développent depuis quelques années des programmes
sur l’élevage de vaches laitières et l’emploi
des surfaces de terre cultivables. Plusieurs pays et organisations
y apportent leur aide.
Le projet
consiste en une formation et l’achat de 2 vaches par famille.
La gestion se fera par groupes de 5 à 10 familles qui choisiront
un responsable, ceci sur des prés partagés.
Il va sans
dire que ce projet englobe beaucoup plus que le simple achat de
vaches. La communauté devra s’organiser afin de faire
de ce projet un succès à long terme. Elle devra
mettre en place des structures afin de gérer et d’élargir
de façon autonome ce programme.
Des récits
sur internet ainsi que le feedback du comité local nous
apprennent que ce type de projets en général mettent
en mouvement toute une communauté.
Pendant les
deux ans d’accompagnement et de démarrage du programme,
nous voulons discuter et aider à réaliser les actions
suivantes :
- la vente
en commun du lait (afin d’améliorer les conditions
de vente)
- l’achat
en commun des aliments, des semences,… également
à de meilleures conditions
- l’extension
du cheptel avec la conservation des veaux (Livestock Bank)
- la production
de fromage, de ‘curd’ (yaourt à base de lait)
- l’organisation
d’une « caisse d’épargne » (Savings
Account) qui peut venir en aide en cas de problèmes
- l’élaboration
de programmes d’aide sur base d’emprunts à
taux faible pour la communauté (des micro-crédits
locaux)
- l’organisation
des structures sociales, l’organisation d’une infrastructure
de soins de santé,…
haut
Une
vache pour le Sri Lanka : qui fait quoi ?
Groupe d'écoles "De Driehoek"
(Meldert - Baardegem - Denderbelle)
Le groupe d'écoles
'De driehoek) (Baardegem - Meldert - Denderbelle) a été
contacté (par hasard) en premier en fin d'année 2007,
lors du marché de Noël à Meldert. La directrice,
madame Katheleen Baeten, était enthousiaste. Elle y revenait
en nous demandant d'organiser un programme éducatif : les
écoles souhaitaient qu'on fasse une présentation sur
le Sri Lanka, du pays, sa population, ses coutumes. Puis également
sur l'école de Pallepola et le projet des vaches laitières.
Nos trois dames centrales, Ilse-Anneke-Linda, s'y mettent et développent
un programme complet. Des présentations sur le Sri Lanka
sont organisées dans les 3 écoles vers la mi-février,
le deuxième volet suit à la mi-mars. Pendant toute
l'opération, des infos sur le projet étaient visiblement
affichées à l'entrée de l'école.

La directrice
s'attendait à une présentation succinte, un powerpoint
avec beaucoup d'images, adapté au niveau des différentes
classes. Les tout petits en maternelle ont vu un petit film sur
le pays : la plage, la vie dans la rue, les éléphants
et les crocodiles,... Pour les enfants de l'école primaire
le tout était plus étoffé, adapté à
leur âge : des infos sur le pays, sa population, les religions,
les conditions de vie,...
Nos dames ont fait goûter les enfants au thé et elles
ont préparé du papadam avec du mango chutney. Une
expérience 'savourée' (du moins, pour la plupart...).

|
Dans les
différentes classes, le Sri Lanka était un sujet
d'étude pendant quelque temps. Les enfant ont dessiné
et colorié des mandalas par exemple. |
Madame
Katheleen, la directrice qui a défendu le projet auprès
de la direction et les institutrices, était enchantée.
Elle était le moteur derrière les marches sponsorisées
des différentes classes.
Les enfants étaient également super-motivés
: chaque classe voulait 'sa' vache pour le Sri Lanka. |

|
| 
|
Aujourd'hui,
nous nous sentons en même temps serein et très
enthousiaste sur le résultat : presque 30 vaches dans
les 3 écoles. Une vache par classe. Les enfants ont
récolté plus de 7000 Euro !! |
haut
Ecole
de Liezele (Puurs)
Déjà
l'année passée, Bart et Veerle Boeykens, parents
adoptifs de notre association, ont présenté notre
projet à l'école de Liezele. Les enseignants étaient
enthousiastes dès le début et voulaient organiser
une action pour Pallepola. Bart s'engageait à présenter
le projet, l'école et le village.
L'école
a organisé une vente de hot-dog. Lors du marché
de Noël (fin 2007) notre petite boutique était présente.
Cette année, lors du Vendredi Saint, les enfants ont participé
à un repas 'poulet - curry', préparé par
Suna, un Sri Lankais habitant la commune. La participation à
ce repas revenait à notre projet.
L'école
se réjouit de ce projet pour sensibiliser les enfants aux
problématiques du tiers monde. Et à travers les
enfants de Bart et Veerle il y a un lien direct et concret avec
le projet.
Le 25 mai,
lors de la fête annuelle de l'école, Bart à
reçu officiellement le chèque : 730 Euro ! (l'équivalent
d'environ 3 vaches...). Un grand merci à toutes les personnes
qui ont contribué à cette action !
haut
Action
lors du Jeune à Puurs
Cette année,
Sri Lanka dans notre coeur est bénéficiaire des
actions organisées par le 7 écoles de Puurs lors
du Jeune. En contrepartie notre projet doit être présenté
dans les écoles.
Pour les enfants
de maternelle et de primaires, un grand coeur est installé
dans la cour de récréation, dans lequel ils peuvent
déposer leur contribution. Les grands ont fait du porte-à-porte
pour récolter des fonds.
Le 3 juin,
lors d'une présentation à la presse, le résultat
a été annoncé : les écoles ont récolté
30.000 Euro en faveur de 15 projets. Sri Lanka dans notre coeur
reçoit 2000 Euro, l'équivalent de 8 vaches !
haut
Cours
du projet
Planning
- Juillet -
Août 2008 : formation par le Ministère, construction
des étables
- Septembre
- Octobre : mise en pré des terres, semer et entretenir
pendant la saison pluviale
- Contrôle
par le Ministère
- Achat des
premières vaches et extension graduelle vers toutes les
familles
- 2009 : continuation
de l'achat des vaches, organisation de la vente du lait
- 2010 : délégation
du projet au comité local
haut
Réalisation
Juillet
2008
Le 21 juillet nous recevons un courriel.
Le comité a invité toutes les familles pour une
discussion commune et a conclu les accords nécessaires
avec le Ministère de l'Agriculture.
Les formations débutent le 27 juillet. Entretemps les familles
ont récolté le matériel nécessaire
pour la construction des étables.
Le 30 juillet
nous recevons un rapport d'activités et quelques photos
de la formation qui a eu lieu le dimanche 27 juillet à
l'école. La qualité des photos reste à améliorer.
Entretemps
certaines familles ont déjà commencé à
construire leur étable (ou plutôt un abri).

Les étappes suivantes : finalisation des formations, construction
des étables, achat des semences.
haut
Septembre
2008
Fin septembre le comité nous informe du fait que la plupart
des étables sont construites. Les semences ont été
achetées. Par famille les femmes viennent chercher leur
part. La cultivation peut commencer.

Novembre
2008
Fin Octobre, début Novembre, nous avons quelques échanges
par messagerie. Les préparations touchent à leur
fin et quelques familles ont déjà contactées
le Veterinary Surgeon.
Pendant
le weekend du 7 Novembre, la communauté se réunit
avec le comité afin de discuter de l'organisation pratique
de l'achat des vaches.
En même
temps, ceci est le moment pour notre organisation pour transférer
une première somme. Comme convenu nous passons à
l'achat cette année d'une vache pour chaque famille. Grâce
au support de vous tous, et en particulier les écoles contributrices
cette année, nous tenons nos promesses.
Décembre
2008
Les premières
vaches sont achetées ! Malheureusement nous n'avons pas
encore reçu de photos, mais les échanges par courriels
nous confirment le timing et le planning des achats. Les vaches
sont achetées par lots de 15 environ. D'ici la mi-Janvier,
chaque famille aura reçu sa première vache. Courant
2009, comme planifié, chaque famille recevra sa deuxième
vache.
haut
Janvier
2009
Fin Janvier
nous échangeons quelques messages. A cause de l'intensité
de la pluie, il y a eu un peu de retard en fin d'année.
L'achat des vaches suit son cours maintenant. Voici un extrait
d'un des messages.
"Now
purchasing is in progress. They are little behind the purchasing
schedule of the dairy cows due to the rainy climatic condition
prevailed in the area. They purchase cattle according to your
instructions, that is getting Invoices and Veterinary surgeons
certificate. Now people are very happy and you may discuss with
them during your visit. Herewith I attached some photoes of purchased
cows. Unfortunately there are no photoes of transportation of
cows. I will send them later.
Please convey the gratitude of villagers to members of Sri Lanka
in your heart."
Et voici les
premières photos.




haut
Mars
2009
Début
Mars, la famille Vyvey visite l’école et le village.
Dans l'une des classes, les enfants apprennent sur les vaches
et font un dessin.


Lors de la
visite, les enfants reçoivent du lait à l’école,
une première, et un petit bonbon qu’ils mangent tout
lentement. Certains enfants n’aiment pas trop le goût
du lait : quand ils en boivent à la maison, c’est
surtout du lait en poudre.

Après
la visite de l’école nous sommes les invités
d’honneur à l’ouverture officielle du local
de la nouvelle association locale : “ Arunodaya Dairy Farmers
Society ”. Arunodaya signifie ‘soleil levant’.


Cette association
a été instaurée par le comité de l’école,
intégrant quelques personnes influentes du village. Toutes
les familles bénéficiaires du projet doivent devenir
membre de cette association, qui demande une contribution de 50
rupees par mois. Cet argent pourra être utilisé par
l’association dans le cadre du projet ou pour aider une
famille dans des circonstances exceptionnelles (par exemple lors
de funérailles).
Pendant la
cérémonie, les familles reçoivent tous les
documents : un titre de propriété, un contrat stipulant
toutes les conditions auxquelles les familles doivent répondre
et une fiche de suivi des vaches (état de santé,
rendement laitier,...).

La partie
officielle est clôturée par une chanson et une danse
de quelques élèves de l’école. Nous
sommes invités à prendre quelques friandises singhalaises
et un king coconut. Une occasion aussi de parler avec les membres
de l’association et les familles présentes.

Puis c’est
le départ du tour dans le village, et la visite auprès
de quelques familles.
Il est clair que la formation porte ses fruits. Dans leur jardin,
les bénéficiaires ont bâti un abri pour les
vaches. Dans la plupart des cas il y a un sol en béton,
une cuve maçonnée pour la nourriture et un toit
en feuilles de palmier ou en tuile. Certains ont utilisé
une tôle ondulée, qui ne donne pas assez de fraîcheur
et qui sera donc remplacée.

Ci et là
nous voyons également de l’herbe. Tout a été
planté en septembre/octobre. Malheureusement il n’a
pas plu ces derniers mois, et de nouvelles semences devront être
plantées.

Les vaches
sont achetées dans différents districts du Sri Lanka.
Typiquement la vente se déroule en argent liquide. Chaque
transaction est documentée par un formulaire officiel (le
‘Government Form G35). Un permis de transport est nécessaire
quand les animaux proviennent d’un autre district. (‘Permit
for removal of animals from one administrative district to another’).

Dans la plupart
des cas , il s’agit de vaches Jersey, de vaches Frisonnes,
quelques Sahiwal et de races croisées.
Ces vaches ont un meilleur rendement laitier que les vaches locales,
et elles sont bien adaptées au climat, mais elles supportent
moins bien la chaleur. Raison pour laquelle elles restent sous
l’abri une bonne partie de la journée, d’où
la nécessité de cultiver les herbes.


Pendant notre
séjour, quelques veaux sont nés. Ici et là
nous voyons des bidons à lait.
A la mi-avril,
Mme Stabel de l'asbl Adoptie Sri Lanka visite le village. Entretemps,
27 familles apportent leur lait au point de collecte. Le rendement
est de 4 à 8 litres par vache (nous présumons que
certaines familles consomment une partie du lait eux-mêmes).
Tout est enregistré par famille. Le lait est collecté
par la société Nestlé. A la fin de la semaine,
chaque famille est payée.
Un
litre de lait rapporte 40 Rupees (cours de change au 8 mai 2009
: 1 Euro = 158 Rupees).
Pour 6 litres de lait ça fait 1,53 Euro, soit 10 Euro par
semaine. Sur base annuelle ceci représente 500 Euro.
Ce calcul reste théorique, mais montre bien l'impact positif
du projet. Nous revenons certainement sur le rendement plus tard
dans l'année, quand nous recevrons les infos sur une période
plus longue.
haut
Juillet
2009
En Juillet
nous recevons une mise à jour de la situation. 38 familles
(la moitié des bénéficiaires) vendent du
lait. Nous recevons également les premières photos
du point de collecte central où le lait est remis et collecté
par la société de collecte.
haut
Décembre
2009
En Décembre,
nous visitons à nouveau 'notre' village. Le lieu de rencontre
est bien sûr le bureau du Arunodaya Society.


La première
journée nous avons rendez-vous avec quelques membres du
comité afin de parcourir l'administration. Depuis notre
visite au mois de Mars nous avons reçu quelques messages,
mais peu d'informations financières.
Avec Mr Kohona,
nous vérifions les comptes du comité Arunodaya.
Le comptabilité est gérée sur ordinateur.
Nous retrouvons facilement tous leséléments : les
factures d'achat des vaches ont toutes été enregistrées,
les frais de transport, les frais du vétérinaire,
les achats de semences, même les petits frais de bureau
sont détaillés.
Nous insistons à recevoir cette comptabilité par
messagerie.
Après
notre viste au mois de Mars, la vente de lait a graduellement
démarré. Au mois de Juillet nous étions informés
du fait qu'environ la moitié des famillesvendait du lait.
Pendant notre visite de Décembre nous avons pu constater
dans les livres que toutes les familles avaient un revenu complémentaire.
Mais à cause du fait que certaines vaches ont été
inséminées, certaines familles n'ont pas de lait
pour l'instant.
Organisation
Chaque matin,
avant 7h30, les familles apportent leur lait au point de collecte.
Le lait est pesé et testé sur sa teneur en lactose,
ce qui détermine le prix. Le prix de vente actuel varie
entre 26 et 30 rupees par litre en fonction de la qualité.
Chaque famille
a reçu un livret de la part de Nestlé, dans laquelle
sont notés chaque jour le nombre de litres ainsi que la
teneur en lactose. Le comité copie ces données dans
un récapitulatif par mois.


Chaque matin
vers 7h30, Nestlé vient chercher le lait au point de collecte
avec une petite camionnette.

Tous les quinze
jours, Nestlé remet au comité une liste globale.
Celle-ci mentionne toutes les familles ayant livré du lait,
la quantité sur la période, la qualité et
le prix par litre. La dernière colonne mentionne le montant
total des recettes par famille.

Avec les familles,
il a été convenu qu'ils contribuent à l'épargne
à hauteur de 50 cents par litre. Ceci est un petit montant,
équivalent à 1,67% du revenu. Il s'agit presque
d'une contribution symbolique, mais à terme ça permettra
à l'association de créér une petite réserve.
Nestlé
prend en charge une partie de cette administration : la liste
que Nestlé remet tous les quinze jours tient compte de
cette contribution. Nestlé paie les montants pour les familles
et verse les 50 cents par litre directement sur le compté
d'épargne.
Un
exemple : Novembre 2009
Pour la première
quinzaine de Novembre, voici les données :
- 41 famillles
ont vendu du lait
- nombre
total en litres : 2.766,65
- montant
à recevoir : 82.221 Rupees
La moyenne
par famille est de 67,5 litres pour cette quinzaine, ou environ
4,8 litres par jour.
Le prix moyen par litre est de 29,71 Rupees
Le revenu moyen par famille revient à 2.005 Rupees, ou
4.000 Rupees sur une base mensuelle. De ce montant il faut déduire
la contribution à l'épargne, environ 67 Rupees.
Le revenu moyen par famille revient donc à 24,5 Euro par
mois.
Ce calcul
rest théorique bien sûr, car les familles n'ont pas
tous le même revenu et il n'est pas continu sur toute l'année.
Le calcul démontre tout simplement que grâce au projet,
les familles acquièrent une revenu supplémentaire.
Extension
planifiée du projet en 2010
Dès
le début, le projet a été étallé
sur 2 années (2008-2009) pendant lesquelles nous voulions
récolter les fonds pour acheter des vaches en 2009 et en
2010. Lors des premiers achats début 2009, le comité
s'est orienté vers des animaux qui pourraient garantir
un revenu quasi immédiat. Ceci était nécessaire
pour que les familles, qui avaient suivi une formation et construit
des abris, verraient au plus vite un résultat du projet.

|
L'extension
vers la deuxième vache se déroulera différemment.
Le comité opte pour l'achat de veaux dans des fermes
enregistrées. Ces fermes d'état travaillent
sous le 'National Livestock Development Board' et font l'élevage
d'animaux qui par croisement sont mieux adaptés et
qui ont une plus importante productivité laitière. |
Pour l'extension,
ce type de veaux seront choisis. L'urgence est moindre aujourd'hui,
car les familles ont déjà reçu une vache.
Ce choix réduira également le coût total d'achat.
Nous avons
insisté auprès du comité qu'ils donnent la
priorité aux familles les plus pauvres du village et qu'ils
examinent l'extension du projet vers d'autres familles. Lors de
l'attribution de la première vache, certaines clauses ont
été respectées, comme la scolaritédes
enfants. Un facteur non pris en compte était le revenu
actuel des familles. Dans cette deuxième phase on en tiendra
compte, ainsi qu'avec d'autres éléments. Certaines
familles par exemple avaient déjà une vache, certes
avec un rendement inférieur, mais ceux-ci ne recevront
pas d'office un deuxième veau. Nous avons demandé
au comité d'en tenir compte et de rédiger, si nécessaire,
un avenant au contrat. Ils examinent la question et reviendront
vers nous.
Sur base de
tous ces éléments, nous avons demandé un
nouveau devis, ou mieux, une mise à jour du programme.
Le comité nous soumettrale nombre de veaux requis et calcura
un prix d'achat moyen par animal.
'Récolte
d'herbes'
Vers la mi-janvier,
nous recevons quelques photos sur le moissonnage, le ramassage
et el transport d'herbes pour les animaux.

haut
Juin
2010
Attendre prend
toujours beaucoup de temps, même quand c'était annoncé.
Le comité à décidé, après longue
concertation, de changer l'approche pour l'achat de la deuxième
vache. Au début duprojet, il était très important
que les familles recevaient au même moment leur vache. Ceci
s'est bien passé, mis à part quelques exceptions.
Le familles devaient ressentir au plus vite les bienfaits du programme.
On leur avait demandé des efforts : participation aux cours,
construction d'un abri, la cultivation de semences,... L'approche
en 2009 a porté ses fruits, on a vu le résultat
en fin d'année.
Pour 2010
l'approche changera. Le comité a décidé d'acheter
des 'heifers' auprès de fermes d'état. Un 'heifer'
est une vache jeune, avant qu'elle ait eu son premier veau. Il
s'agit donc d'animaux jeunes et fertiles.
Ces jeunes
vaches sont achetés sur des fermes d'état, et non
plus sur le marché. Ceci offre une garantie supplémentaire
: les animaux ont été suivi de près par un
vétérinaire, font partie d'un programme d'état
d'amélioration des espèces,... Nous pouvons donc
supposer qu'elles serontplus résistentes et qu'elles vont
générer plus de revenu.
Ci-après
nous vous présentons, avec une certaine fierté,
les premières images des vaches. Grâce à vous
tous nous sommes à même d'offrir à 82 familles
(au lieu des 75 d'origine) une deuxième vache ainsi qu'une
perspective d'un revenu un peu plus stable.

haut
Septembre
2010 : vente de lait et phase finale de l'achat des vaches
L'achat de
la deuxième vache est un peu plus lent que prévu.
Environ 50 animaux ont été achetés. D'après
le message reçu, nous comprenons que nous sommes dans la
phase finale.
Dans le même
message nous recevons quelques photos de la collecte journalière
de lait et du paiement aux familles.


haut
Septembre
2010 : production de yaourt
Immédiatement
après le message précédent, nous en recevons
un autre. Le comité a pris l'initiative de lancer la production
de yaourt. A nouveau en collaboration avec le Ministère
de l'Agriculture qui organise une formation.
Certaines familles ont suivi le cours et devraient pouvoir commencer
la production.
Dès
le début, ce projet visait l'indépendance et la
gestion locale par le comité. Le but était, au bout
de deux ans, de transférer le projet.
La production
de yaourt avait déjà été un sujet
de discussion, lors de laquelle nous avons répondu probablement
avec une perspective trop européenne : si tout le monde
se met à produire du yaourt ils ne sauront tous le vendre,
le comité devrait organiser et surveiller,.... n'étaient
que quelques unes de nos réserves. Nous avons demandé
au comité de réfléchir et de faire une nouvelle
proposition.
Nous n'avons
pas reçu de proposition, mais ce message qui nous informe
du démarrage de cette intiative. Parfait !!
Nous sommes persuadés du fait que le comité aura
tenu compte de nos remarques. Et en même temps nous devons
revenir à notre point de départ : le transfer du
projet.
Et dans les
circonstances données, nous saurons le faire avec plaisir
et avec la conviction qu'ils réussiront.
Mais avan tout, nous attendons la fin des achats de vaches.
Pour terminer,
nous répétons ici les mots de Rudi De Koker, qui
ont été le leitmotif depuis le début :
" Pas de charité, mais une coopération.
Lancer le moteur, de sorte que la machine puisse démarrer
et continuer à tourner "

haut
|